C'est une fin ici, mais un renouveau ailleurs.

C'est une fin ici, mais un renouveau ailleurs.
Tout d'abord, si vous voulez vous mettre dans l'ambiance de cet article...
Il vous faut à tout prix écouter la BO du film "Requiem for a dream"
(Film et musique vus hier et m'ayant profondément marqués)


Voilà.
Et bien...C'est la fin comme on dit.

Pourquoi ?
En l'espace d'une journée, d'un fragment infime composant maintenant mon passé, mes deux parents sont allés sur mon blog.
Geste plus qu'innocent de ma soeur de mettre un lien sur son blog...

Si je devais métaphoriser médiocrement, je dirais simplement que cet acte n'est que
Le premier impact sur un lac.
D'un ricochet instoppable.


Je vais avoir à prouver, à faire des choix, à écouter, à endurer.
Sûrement que je regretterais, que je m'en voudrais d'avoir été si dur, que ce n'était pas juste.

Je voulais avoir la garde de mon père, oui...
Je voulais leur en parler, oui...
Mais pourquoi donc vont-ils voir mon blog à ce moment-là...
Pourquoi tombent-ils sur un article d'une cruauté extrême.
Ecrit sur un relatif coup de tête
Alors que je leur en aurais tranquillement parlé après...


La vie est dure parfois.
La vie me force à faire mon premier et important choix.


Quand j'ai crée ce blog, je...(sourire) Je l'ai crée sur un coup de tête, comme quelque chose condamnée à disparaitre puisque son intérêt disparaitrait.

mais voilà, après plusieurs pages d'articles vu, revus, sans intérêt aucun, j'ai découvert l'écriture.

Période où j'allais mal, cela va sans dire. A cause de. PAF. Divorce. Ma quelle surprise.

Néanmoins chaque bourgeon se doit d'être bourgeon avant de fleurir. EN ce début d'année, j'ai changé. Bien ou mal, appellons ça comme on veut.

J'ai été conscient, je me suis rendu compte de beaucoup de choses, désillusions comprises.
C'est en partie pour ça aujourd'hui que je fais certains choix importants.

Vous savez ce qui fait le plus mal au blogueur au fond ?
Ce ne sont pas le manque de com's.
Ce ne sont pas les visites.
C'est le manque de compréhension.


Mais quand tu touches, quand tu as cette compréhension...Tu le vois, tu le sens
C'est les gens qui viennent te prendre à part, avec des regards qui disent simplement "bien joué : )"
Le sentiment de se sentir écouté.
Mais justement, l'écoute, ça se gagne, ça s'attend, ça se respecte, ça soulage.


C'est une chose qui existe sur mon blog, et qui me fait plaisir. De voir pour chaque article, des commentaires constructifs, divergents, mais toujours avec la même volonté : me faire réfléchir, me faire comprendre, me conseiller.

C'est quelque chose qui n'a vraiment rien de comparable, si ce n'est la réelle écoute dans sa vie réelle.

Mais aujourd'hui, je tire d'un air fatigué ma révérence sur cette page web.
J'ai crée ce blog, paradoxalement, comme coin d'intimité.
Evidemment que certains sont tombés dessus, mais ils n'étaient pas concernés, ils ne pouvaient pas me juger, m'atteindre.
Evidemment que ceux qui étaient concernés sont tombés dessus, et que certains ne devaient pas voir ça, qu'ils devaient respecter cette relative et poétique "intimité".
Evidemment que certains, non-concernés, sont tombés dessus. Mais ils lisaient jusqu'au bout, ils étaient intéressés. Alors eux peuvent me juger, eux, je peux, et je me dois de les écouter.

Je me souviens d'un jour où je me disais que je ne quitterai jamais ce blog...
(essuie une petite larme)
Quelle connerie, mais putain, qu'est-ce que j'y croyais...
Je me disais que j'étais intouchable, que je pouvais dire beaucoup, que je pouvais être.
Mais le destin me rattrape, comme pour me dire "Pour être, il faut déjà sacrifier"
Comme pour me rappeller que sur Terre, le bonheur, on le ramasse à la petite cuillère.



Certains se foutent de leur blog.
C'est tout à leur honneur. C'est même mieux pour eux.
Mais quand tu penses comme je pense, si tu raisonnes comme je raisonne.
Alors tu peux savoir à quel point c'est dur.
De ne pas continuer ICI cette naturelle et au combien suite d'évènement quotidiens remis à ma sauce.


Non, ICI, c'est un sanctuaire qui a été "souillé."
Je ne sais pas ce que vous pensiez de ce blog.
Oh, évidemment, il n'était pas complet.
L'écrivain en moi employait figure de style, déformait un peu pour donner une teinte agréable, accessible aux textes.
J'écrivais parfois sur des coups de tête, ce dont j'aurais du m'abstenir mais que je ne regrette pas au fond.


On doit se montrer.
En bien.
En mal.
A toi de te juger.



Il y aurait tellement de gens à remercier sur ces dernières lignes.
Ils se reconnaîtront ?
Franchement, pas sur ^.^'

...
Comment finir cet article.
Comment se dire que c'est terminé.
Comment se dire qu'il faut enchainer.
Comment que je vais finir et recommencer.

Franchement...J'en sais rien.
Qui sait, au fond.
Je me fous bien des statistiques blogales.
Car il y a regards de respect qui prouvent tout.

Qu'on a réussi son coup.
Que pour la première fois de sa vie...
Et bien, on a réussi quelque chose.
ET qu'on en est fier.

J'aurais voulu faire une sortie plus glorieuse.
Mais la méritais-je.



Teckhell
N'est plus.

# Posté le dimanche 28 mai 2006 07:05

C'a été ta fête "maman". The game is over.

C'a été ta fête "maman". The game is over.
Ce qui est marrant,
Quand on est heureux,
il y a toujours le malheur qui revient en boomerang.


Bon.
C'est pas la peine de se la jouer "déprimé".
Surtout avec la chance que j'ai en ce moment...
S'apitoyer sur mon sort serait une zolie connerie.


Hier, jour pépère, tranquillo.
Matinée glandée.
Aprem' avec ma Julia.
(bruit d'un roucoulement amoureux.)
Puiiiiis.
Restau avec ma mère.



Fêter la fête des mères en avance.
P'tit restau bien français.
(Ma soeur et l'ouverture d'esprit pour la bouffe...)



Le bon (ou le mauvais) côté quand on est amoureux, c'est que l'entourage le sent.
Ca s'est traduit avec ma mère d'un relatif et fragile respect.


Qui n'a pas tenu longtemps, mais nous allons voir ça.
Repas copieux.
Discussion simple.
Petits rires de temps à autre.
Puis on offre les minis cadeaux.

Tout se passe bien.
Enfin, assez bien.

Et là, paf, le sujet familial.
ET merde.
L'addition, l'addition !

Encore une fois, ma soeur et ma mère qui se cherche des poux pour donner plus tort à l'autre.
Je reste de marbre, jouant rêveusement avec ma cuillère.

Cette situation familiale est une sorte de grotesque guerre froide, où chacun de son côté essaie de creuser son trou en montrant les dents à ceux qui sont autour.


Puis, pour je ne sais quelle raison.
On s'est mis à parler de l'avant-divorce.
Bon.
Ecoutons.

Je n'ai aucun souvenir d'avant ma "renaissance", je ne saurais donc jamais si ce qu'a dit ma mère était vrai ou pas.

Elle parlait, elle parlait, comme si on avait ouvert une pot d'asticot et qu'on en répandait la vermine sur la table du restaurant.

Ma soeur était encore plus perdu que moi, elle avait du mal à comprendre tout ça, c'était bien trop d'un coup. Elle sanglotait tellement c'était hard d'entendre ça.

Ma mère a atteint ses limites lorsque nous avons parlé de LA scène.

A mes 3 ans, je ne m'étais pas encore rendu compte que ma soeur était morte.
Alors mes parents m'ont accompagné à la morgue
Je l'ai touchée.
J'ai eu un mouvement de recul.
J'ai compris.

Puis elle a fondu en larmes.
Je suis resté silencieux, me contentant de la fixer de mes yeux graves.
Les yeux qui vous jugent, qui se demandent si l'on peut vous faire confiance.
Je lui ai parlé vraiment ce soir-là.
Je l'ai détruite moralement.
On en était aux confessions, pas vrai ?
Alors confessons nous.




"Tu as détruit ce que je pensais appeller 'famille' "


"Tu es la dernière personne à qui j'irai parler en cas de problèmes"


"Tu as détruit mon innocence."


"Tout n'est pas de ta faute. Mais tu n'as vraiment pas le beau rôle."



"A mes 18 ans, tu verras."


"Je n'ai plus besoin de toi"


"Confiance en la famille ? Tu rigoles."


" J'ai des amis, j'ai une copine, je suis heureux ainsi.
Tu es heureux avec ta nouvelle famille. Chacun fait sa route."



"Je n'ai plus besoin de toi".


"Tu sais le pire ? Je te ressemble."


Elle n'a su que dire.
J'en ai appris des belles ce soir-là.
J'en tiens compte, mais je me concentre sur la situation d'aujourd'hui.
Je vois ma mère.
Je vois mon père.
Et je sais mon choix prochain.


Oh, j'ai été cruel, évidemment.
Autant qu'elle.
ce n'est pas un stupide jeu pour savoir qui fera plus souffrir l'autre.
Seulement une revanche comme une autre.
J'aurais pu dire pire.

Vous pouvez me juger, évidemment.
Je ne dis pas que je m'en foutrais.
Puisque ma réaction était disproportionnée.


Mais je n'ai pas de remords, je n'ai plus de sentiments pour elle, et la différence entre le bien et le mal pour moi...ca n'existe pas.

Peut être ça qui fait le plus mal au fond.
Avoir perdu des principes fondamentaux.
Car ceux qui te les ont appris les ont bafoués.



Bonne fête Maman.
Bonne suite de vie.
Nos chemins se quittent ici.
Je vais demander la garde unique pour papa.
Je t'aime ?
...
Va te faire foutre.
: )




Teckhell


Certaines choses ne devraient pas être dites devant une gamine de 10 ans. Encore moins la scène de la morgue et les tensions et souffrances familiales.

# Posté le jeudi 25 mai 2006 08:24

En Angleterre, on a beau perdre son lecteur Mp3, on trouve l'amour ensuite. J'aime ce genre de compensations.

En Angleterre, on a beau perdre son lecteur Mp3, on trouve l'amour ensuite. J'aime ce genre de compensations.
Et bien voilà.
Oulah, dur de se remettre à taper mon gentil clavier
Mais en même temps, on se réhabitue.

Oui, je vais devoir me réhabituer à beaucoup de choses...

L'Angleterre.
Waow.
Je me demandais pourquoi certains de mon bahut vénéraient certains voyages, en gardaient un souvenir mémorable.
Je trouvais ça tellement con.
J'étais tellement con.

Evidemment, il y a des visites ennuyantes.
Evidemment, notre anglais et notre famille peuvent nous décevoir.
Evidemment, certains peuvent trouver ça con.

Mais on laisse de soi dans ce voyage.
Autant qu'on en trouve.


J'étais plein de désillusions quand je suis monté dans TGV.
Je ne pensais pas me trouver 5 jours plus tard.
Me mettre à aimer demain.
Me mettre à en aimer une.
A ce que ce soit...Réciproque.
Ce mot me fascine.
J'ai encore du mal à voir cet avenir commun qui se dessine.

Réveil.
10h.
Muh ?
WO.
Norwich ?
Marseille.
Et merde.
Tu crois pas si bien dire...


HopHopHop.
On s'habille.
On mange un bout d'chocolat
(tiens, ça f'sait longtemps)
HopHopHop.
On défait un peu sa valise.
On met les photos du voyage sur l'ordi.
837 Mo
Mode 'paparazzi névrosé'
Le soleil est (déjà) levé.
Le soleil me fait un clin d'oeil.
Profite aujourd'hui.
Demain, c'est fini.
J'vais chez popa ramener les affaires.
Slalom dans le marché.
Mon chien et les poussettes...
Burnout à leur façon.

Je parle à haute voix.
Oups, ils sont françaaaaais.
Encore quelque chose à oublier.
Redevoir me conditionner.
Un jour.
Il me reste un jour avant.
Collège.
Système.

HopHopHop.
chez popa.
Tiens, Val' ?
Ah bah oui, elle bosse :D
(gros gros gros fainéant le Rémi)
Quand je suis arrivé, ma mère m'a dit que ma soeur voulait un bisou quand j'arriverais.
Waow.

Ca fait bizarre de savoir que certains m'attendaient, pensaient à moi, au loin.
Je ne l'ai jamais compris, et je ne le comprendrai jamais.

Bon, on reprend ses affaires de cours, et on revient chez ma mère.
Pouf.
Oh.
Des collégiens collègues qui bossent
(ricanement hystérique d'un sêcheur fatigué)
Elle arrive, fonce sur moi pour me faire un calin.
(sourire)
Elle n'a pas changé.

On discute un brin.
Puis je repars.

Je repense à toi.
Au train.
Au chouchous sur mon bras.
A mon bracelet sur le tien.



On mangeouille un bout.
On est fatigué.
Mais paisible.
On prend son temps.
Tout, tout doucement.


Je vais ouvrir un blog-photos de ce voyage.
Quelques réflexions l'accompagnant.
Pas ici, non.
Ici, c'est un sanctuaire du quotidien.
Ce blog à adresse privée...
J'ai envie de le faire.
Alors c'est tout ce qui compte.


Ce soir, soirée diapo avec ma soeur.
Je vais revoir toutes ces photos et films enchainées.
Je vais peut être pleurer.
Mais je vais sourire.
Car ceux qui y étaient.
S'ils se sentaient vraiment être dans ce recoin d'Angleterre.
Ils sauront de quoi je parle.


je fixe d'un air rêveur mon clavier.
Quelque chose cloche.
C'est trop beau, trop parfait, trop de trop.
Combien de temps ça durera avec toi.
Ca durera le temps que ça durera.
je n'ai pas envie que l'on s'aime pour toujours.
J'ai envie qu'on s'aime pour nous deux, qu'on en profite le temps qu'on peut en profiter.



Non, je ne suis pas pessimiste.
Je n'ai pas besoin de grandes phrases pour t'aimer.
De promesses solennelles.
J'ai simplement besoin de toi.
J'ai besoin de quelqu'un qui répondrait à mes PiouPiou et mes TchuTchu.
J'ai besoin de ton affection.

L'amour naissant.
Tendrement.
Aimer et être aimé.
Reste à le réaliser.



Teckhell

# Posté le mardi 23 mai 2006 09:35

Modifié le mardi 23 mai 2006 09:47

on dit pas bêh mais bâh.

on dit pas bêh mais bâh.
"Fatigué pour un article"
J'ai mon galop !
Ca sert à rien.
Motivation absente.
Tout comme moi.
Reviens le Mardi 23
Voir l'Angleterre sous toutes ses coutures.
Photos, articles prochains.
P't'être un book-blog de ça.
Au fond.
On verra.
Pauvre article destiné à être supprimé.
Petit jeu.
Essayez de me convaincre de le laisser.
Vous avez carte blanche.
Je sais.
Ce jeu est pourri.
Mais c'est plus pourri-re.

Amen.
Gelée verte, me voilà.
A moi l'East Anglia !

Teckhell




NOTE DE L'ADMIN' : Article gardé, rien que pour les commentaires qui font en soi un article digne de...heu...Quelqu'un qui habite à Dignes ? Oki, je déconnecte...

# Posté le mardi 16 mai 2006 13:30

Modifié le mardi 23 mai 2006 09:49

<<Intrusion detected>> --> !![We're under attack]!!

<<Intrusion detected>> --> !![We're under attack]!!
Une fois n'est pas coutume, c'est jesuislenain alias Nicolas alias "le cousin de Rémi" qui écrit en ce lieu ô combien imprégné de sagesse, osant, de par cet acte ignoble, souiller ce sanctuaire.

Mais pourquoi ? (c'est vrai ça, il vient faire quoi cet ahuris ici ??) Tout simplement par ce que je n'ai aucun endroit pour exprimer ce qui se passe en ce moment, moment auquel Rémi est plus que jamais associé.

Là, je te sens (tu permets que je te tutoie lecteur ?) (Non ?) (Bon, je vouvoie alors ...)
Là, je vous sens plus intéressés. Que se passe-t-il ?
Commençons par le commencement... plantons le décors...

Nous sommes Dimanche après-midi, chez moi, à La Bédoule (lieu non reconnu comme ville, encore moins comme village, étant perdu quelque part entre le Pôle Nord et le Pôle Sud). Nous fêtons en famille l'anniversaire de mon frère (et je répugne à dire "mon", ce sera donc "du") ainsi que celui du dernier petit cousin : Michel, 2ans.

Qui avons nous donc, dans cette belle famille qui présente si bien ? La grand re, seule survivante du couple qui donnait naissance, il y a bien longtemps, à mon père et ses deux s½urs.
Tous ces êtres liés par le sang sont présents, accompagnés, pour la plus jeune, de sa fille et de son fils (Rémi) ainsi que de son "copain" (et oui, le divorce tue maintenant deux couples sur trois, réduisant à néant bien des espoirs...).
Le fils, il est chez lui. C'est mon père, entouré (plus ou moins contrains) de ses deux fils (le frère et moi-même), de sa copine (encore et toujours le divorce) et de ses deux chiens (cités ici car ils ont plus d'importance à ses yeux que ses fils ratés).
La plus vieille, mère du tout fraîchement débarqué Michel, n'est pas accompagné par son mari (que l'on voit brièvement, s'il daigne venir aux "réunions familiales"), ni par sa fille (qui "révise le bac").
Enfin, une femme que je n'avait jamais vu (en fait non, je l'avais déjà rencontrée, mais bien trop jeune pour que je m'en souvienne) qui n'est autre que la cousine de ma grand mère.

Voilà donc tout ce joli monde assis autours d'une table suffisamment grande pour tous nous accueillir, festoyant, riant, se racontant les dernière anecdotes. "Quoi de plus normal ?" me direz-vous. Et bien regardons de plus ps, en détail.

Quelque chose cloche, tout est trop beau. Le cliché, si rapidement mis en place, est bien vite mis à bas.
L'e, qui parle si joyeusement avec la doyenne sa re, ne se rend même pas compte de l'inutilité de ses dires. Qui se soucie de l'indice de sa cme solaire (45 minutes), des fraises (15 minutes) ou encore des couches culottes (30 minutes) ? Elle est passée à co de tout ce qui aurait du rendre sa mirable existence moins banale et ce durant toute sa vie, réglant son horloge sur le monotone tic tac d'un métronome oubl ps d'un piano poussreux. Elle est seule ici, se raccrochant sespément à sa re, comme elle l'a toujours fait. Son manque flagrant de lucidité l'a fait rater l'éducation de sa fille déjà engagée sur le sentier de la valorisation.
Sans parler de son second enfant, Michel. Le pauvre, comment réagira-t-il quand il apprendra qu'il n'à été conçu dans le seul et unique but de provoquer un divorce qui n'aura jamais lieu ? "Tu n'es qu'une erreur, un outil n'ayant jamais servi, une objet pas assez utile pour aider à la alisation d'un but minable." A dix ans, son vieux père qui a l'age de sa grand re sera mort, laissant seule sa re abandone depuis longtemps par sa fille. Comment fera-t-elle ? Mais comme d'habitude voyons, elle fuira et demandera de l'aide à la grand mère, si la Mort ne l'aura pas empore. Je le plein.
La grand mère justement. La seule innocente de toutes ces personnes, a vu toute sa progéniture rater leur vie de couple. Deux divorces, un mariage raté, quel tableau... Tu méritais mieux mamie...
L'hôte maintenant. Celui qui accueille ici ses proches. Celui qui tient à tout prix à bien paraître. Parce qu'en ce monde, dans ce pays, dans cette foutue société, le paraître importe plus que ltre, l'on nous juge sur les apparences et non pas sur les actes. Regardez le, à étaler son soi disant bonheur partagé, sa réussite sociale. Il expose sa famille reconstituée avec succès. Succès dites-vous ? J'en doute.
Sa copine bient au chômage est plus un boulet qu'autre chose. Mais un boulet malin. Ses sirs sont des ordres, mon père est soumis, prêt à tout pour ne pas perdre une femme qu'il n'a rencontré (sur un site de rencontre dès que me mère à songé au divorce ... belle mentalité) dans l'unique but qu'elle s'occupe des taches ménagère, et de pouvoir tirer son coup sans devoir débourser un euro...

Son fils aîné, qu'il désir voir quitter pour avoir une bouche de moins à nourrir, a planifié son suicide depuis quarte ans déjà. Passé tabou, présent douloureux, avenir improbable, il n'est qu'amas de regrets.

Le second fils, le préféré, gâté pourris depuis sa naissance, étouffant son fre dans l'oan d'amour qu'il lui a volé, en veut toujours plus. Il est hors de control, l'AutoriParentale n'existe plus pour lui (ou plutôt n'a jamais existé) et le père ne peut rien faire. Son fils se drogue, fume, che les cours, fout en l'air sa vie, à ma grande joie. Il insulte, critique, crache sur ses parents et comment pondent-ils ? Ils lui offrent un nouvel ordinateur, dont le prix correspond à une année de labeur pour le modeste lyen que je suis. Paradoxal non ? Un jour, il faudra bien que ça change. "Les volutions se font dans le sang, et la liber ne se gagne qu'au prix de multiples sacrifices." C'est ce à quoi songe son "très cher frère".
La dernière fille maintenant. Ma tante. La mère de mi. Mon cousin l'a maintes fois cie, crite, examinée, jugée me, mais je vais tout de me expo mon point de vue. Mariée à un homme que beaucoup auraient ju "mari parfait, père exemplaire", elle se permet de jouer les libertines et de foutre en l'air la vie de son fils et de sa fille. Encore une fois, le divorce est prononcé. Comme toujours, les enfants sont nigs. Travail, copain, nouvelle famille, tels sont ces nouveaux centres d'intérêt, oubliant le fruit de sa chair, ses enfants. Ou plutôt, les sacrifiant au profit de sa propre personne : tout est bon pour réussir et bien paraître. Tu es bien la s½ur de ton frère.

Nous sommes donc attablés, Rémi et moi, attendant que ce coulis d'hypocrisie cesse pour aller nous réfugier dans ma chambre. Gâteau dans une main (fait par ma grand mère, s'il y a bien une chose qui n'a pas changée en 18 ans ce sont ses gâteaux), tasse de café dans l'autre. Les bougies sont soufflés, les principaux intéressés félicités (sauf par moi, le frère n'ayant pas le droit à mes v½ux), les cadeaux donnés (mon père m'avait "conseillé" d'en offrir un au frère, peine perdu..., to be continued) et la part de gâteau fini. On ne va pas s'éterniser, trop de bonheur tue le bonheur, rejoignons le monde réel.

Dans ma chambre, nous sommes seuls.
Enfin.
Loin de l'hypocrisie pourtant exposée à moins de cinq mètres de nous. Loin de ces êtres tant désespérés que désespérant.
Nous rions, nous regardons des vidéos, nous parlons par msn. On regarde les photos prisent ce weekend, passé chez une copine.
Ah oui, ce fameux weekend, parlons en ...



... "T'es libre ce weekend ?"...
...

..."Non, je ne pourrais pas, trop de boulot"...

...

..."Te fous pas de moi, me dis pas que tu bosses après 7h30 !"...
...

..."Bon, où et quand ?"...
*victory is mine* --> le cousin sera des nôtres <-- *negociations cleared*




Une après midi passée avec un ami retrouvé, un sentiment depuis trop longtemps abandonné mais finalement ressuscité, une ambiance de nostalgie teintée d'un plaisir pour une fois non inventé.

Un cheminement sportif vers une maison perchée bien haut sur une colline. Mais le jeu en valait la chandelle, la suite vous le montrera...

Une jeune demoiselle perdue. Son accent délicieux parfaitement accordé avec sa voix. Une bouteille d'un grand cru à la main, encore empaquetée. Elle aussi devrait être en train de s'amuser. *Inquiétude* On va pas la laisser là, seule, à cette heure quand même ?

"On va appeler une amie, elle habite le quartier. T'as du forfait ?"
...

"Une amie habite juste là, ne bougez pas, on va chercher un plan."

...

"Voilà, c'est là !"
...

"Merci beaucoup."

On ne la connaissait même pas, la nouvelle de son éventuelle disparition ne serait probablement pas parvenue à nos oreilles. Et pourtant...





Des remarques, répliques, reproches lâchés. Mais vite étouffés par la joie d'être à nouveau parmi eux.
[Piscine] VS [Cuisine]
Ce sera cuisine, pour une fois que l'utile allie l'agréable, on ne va pas se priver.

"Manger, c'est vivre"
Qu'est ce qu'on a pu vivre ce soir !

La piscine prend sa revanche, mais pas Rémi. Cette fois-ci encore je resterais invaincu, mais la victoire à un goût amère. Tu n'étais pas à fond non ? Mais tu t'es amélioré quand même. A suivre ...



[Le reste sera passé sous silence]



La nuit. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Sommeil trop léger pour une maison en fête. Soucis trop importants pour dormir. Le sommeil sera bref, le conseil tant attendu ne viendra pas.


Réveil, petit dej'
C'est fou. Je ne savais pas qu'une vieille (oui, je l'insulte, je le lui dois bien) puisse se changer en avion. Mach3 atteint en 10 secondes pour éviter une agression imaginaire, c'est un renseignement de perdu. Et non, nous n'en avons pas trouvé dix en échange..., mais plutôt dix minutes de marche en plus.

Piscine le retour. Retour de mon appareil photos aussi. Un an que je ne l'avais utilisé, il fallait rattraper le temps perdu.
Que de bons souvenir en perspective. Que de poses sexy, que de beaux gosses, de lovers, de sexygirls et autres marches d'échelle.




Puis on se quitte, pour aller à la réunion de famille, aux anniversaires.
Tout à bien changé en dix ans.
Fini ces pièces de théatre improvisées.
Fini ces guerres de duplo.
Fini la joie naturelle d'être tous ensemble.
"Tsuru, tsuru, tsuru"
Les temps changent, la famille aussi.

Dis cousin, tu te souviens du bon vieux temps, de l'insoucience. Oui ? Moi aussi. C'était bien hein? C'était pas compliqué avant...

Bon, allez. On a une revanche à prendre sur la vie. On est encore vivant, autant en profiter pour faire quelque chose de constructif.

On y va ?

# Posté le dimanche 14 mai 2006 15:09